Je suis dans la neige, la silencieuse, la poudrée, celle qui habille et crée le paysage, celle qui inspire. Le pays est blanc, d'une couche épaisse qui matifie le son. Quand on marche, ça craque sous les pieds. Ca ressemble à une chambre sourde, plus un bruit et un son court.



Nous travaillons décontractés. Cette fois, c'est Meddhy qui se retrouve aux manettes de la console pour enregistrer. C'est Jeuc et moi qui supervisons le son sur les prises, nous prenons en charge ce travail de production. L'identité Dietrich est riche d'une nouvelle rencontre. On chante, on fait une pause, on boit un coup, on rit, Sedik pense à un texte, il l'écrit, il le propose, on l'enregistre. Je place une voix, on la retient, Jeuc intervient aussi, le titre devient beau. Il avait sa colonne vertébrale, il a maintenant le reste, sa richesse, ses subtilités, ses nuances, ses arrangements, il grandit, il respire, il est là. Après cette écoute, on le laisse au repos quelques jours, on se penche sur un autre titre. On y reviendra, on le réécoutera et on l'aiguisera. Pour le moment, il est composé de bouzouk, mandole, percussions, cordes, basse, voix. La production artistique est de maintenant le polir et lui enlever ou lui ajouter ce qui le grandira et le terminera. C'est bon de travailler de cette façon, de se laisser guider par la musique et de travailler avec elle. C'est beau de pouvoir travailler tout en poésie.








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